Vendredi 1 août 2008
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15:44
Erasmus
Un type du XVIe avec un chapeau, un gros foutoir administratif, Romain Duris à
Barcelone… Oui, j’imagine que le programme de mobilité européenne, c’est un peu tout ça ! Ca et beaucoup d’autres choses, j’imagine …
Pour l’instant, je ne peux qu’imaginer !
Le foutoir administratif n’est pas un mythe !! Après une réunion plus que bordélique au premier semestre, j’ai l’impression que la moitié de la fac d’histoire veut partir. Très vite, on
m’informe que pour l’Italie, la tâche est encore plus compliquée…et que seulement trois places sont disponibles à Rome pour les deux UFR Histoire, Histoire de l’art et Archéologie ! Et ça
pour les cinq années (Licence et Master)… Et encore, seulement en sciences politiques, discipline pourtant souvent fort différente de l’histoire
En discutant avec les copains de la fac je m’aperçois que nous sommes très nombreux à
vouloir faire notre première année de master à l’étranger : Nico, Thibault et Hubert pensent à une coloc’ à Séville, Aanor se verrait bien à Salerne ou Florence,
Marie et Morgane en Pologne, Tai et Pauline P aimeraient aussi partir en Italie pour faire un master d’histoire romaine. Killian et Emilie seraient
partant pour la République Tchèque et Léa, déjà partie un semestre au Québec, repartirait bien en Espagne !! Quant à Alex, il hésite encore entre Lisbonne, ou il a de la
famille, et Cardiff. En bref, nous sommes tous très motivés mais les places sont réduites... Emulation ou hasard ?? on est, en tous cas, beaucoup de copains à partir ...
Toujours est il qu’il nous faut nous renseigner sur les démarches à faire…
Le premier conseil de notre « formateur Erasmus » est de faire une lettre de
motivation ou l’on met en avant l’importance de faire notre master à l’étranger, il nous faut à tout prix, mettre de côté les arguments genre : « J’ai vu l’Auberge Espagnole et
j’ai trouvé ça fun » ou « Copenhague en hiver, il parait que c’est terrible » ! Pas évident dans le sens ou, dans un premier temps, nos motivations sont plutôt
celle là…le sujet de master ne viendra qu’après…
Comme nous le dit notre formateur Erasmus, le programme de mobilité européenne, c’est
beaucoup de boxon donc pas mal de démerde…
En tout cas, cette expérience qui nous fait rêver est dans toutes les conversations, que l’on discoure à
la cafet’, au restau, dans un bar ou même tous ensemble en vacances. Cet aspect va agacer, à raison, nos camarades ne prévoyant pas de partir à l’étranger !! Désolée Marianne, Jojo, Claire,
Angèle, Aurélie et cie !!!
Toujours est il que nous nous rendons petit à petit compte que l’administration universitaire française est un
tantinet compliquée !!
Il nous faut rapidement le soutien d’un professeur accompagné d’une lettre.
Licence en poche et des dizaines de mails plus tard, on y est quasiment...
Premier aout : dans un mois tout pile, je commencerais les cours de langue italienne à Sienne pour un mois ...
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